Cobra Daytona

Cobra Daytona

Lorsque la cobra ne suffisait plus à gagner, AC a construit 6 Daytona.
En voici une superbe réplique

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Les angles du train avant

Les angles du train avant

Publié le
4 juin 2021

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Musique associée

Peter Frampton / Show me the way.

Les angles du train avant

Alors voilà, ça y est, nous y voilà… à la présentation des angles du train avant. Car tout ce que je vous ai dit ces dernières semaines était juste pour que vous compreniez l’intérêt des angles des trains roulants.
Je vais donc vous présenter les trois angles les plus importants du train avant. Le train arrière n’en utilise que deux des trois.

Le carrossage
angle de carrossage

©LV - Angle de carrossage

Le premier que je vais vous présenter, je l’ai déjà nommé la semaine dernière et je vous demande de m’excuser de ne pas vous l’avoir présenté avant.
Donc voici le carrossage. C’est l’angle que fait la roue par rapport à la verticale lorsque l’on regarde la voiture dans son axe.

 

Cet angle existe aussi bien pour les roues avants et arrières.
Il va permettre à la roue d’avoir la plus grande surface de contact avec le sol en faisant que la totalité de la bande de roulement touche le sol.

L'angle est positif quand la distance entre le haut des roues est plus importante que celle entre le bas.

Il est négatif, forcément dans l’autre sens et est appelé aussi contre carrossage.
A l’origine du mouvement roulant, les charrettes avait un carrossage positif, car les routes étaient bombées pour garantir l’évacuation de l’eau à l’extérieur de la chaussée. Pour que les roues collent à la route, les charrons ont donnés un angle à celles-ci.

Carrossage positif

©LV - Carrossage positif

Aujourd'hui les routes sont plutôt plates, les roues ont donc un carrossage nul, voir négatif pour garantir une bonne application du pneu en virage.
A l’extrême, vous avez peut être en tête l’image des R8 et autres Simca 1000 dont le train arrière avaient un contre carrossage “excessif” pour que le pneu colle à la route lors de la prise des virages à fond. Ce n’est pas totalement le cas, cela était imposé par le train arrière fait avec des trompettes, c’est à dire que les deux roues avaient une articulation au niveau du pont (central), mais pas d’articulation au niveau des roues. Donc plus la voiture était haute, plus elle avait un carrossage positif. Et plus l’utilisateur abaissait sa voiture, plus elle avait un carrossage négatif.

 

Carrossage en fonction de la hauteur

©LV - Carrossage en fonction de la hauteur

La chasse
Chasse

©LV - Chasse

Le deuxième angle est la chasse. C’est l’angle que fait l’axe qui passe par les deux point d’articulation de la fusée avant avec la verticale en regardant la voiture de côté.

La chasse est positive quand l’articulation supérieure est plus reculée que l’inférieure.
La quasi totalité des voitures ont une chasse positive (sauf quelques américaines et quelques Citroën).
La chasse sert à stabiliser la direction quand on roule. La roulette du Caddie® de supermarché a une chasse négative importante. Si vous roulez vite avec votre Caddie®, les roues vont se mettre à battre dans tous les sens. Ce qui ne serait pas très sécurisant dans une voiture.

Inclinaison de pivot
Inclinaison du pivot

©LV - Inclinaison du pivot

En bonus, je vous parle de l’inclinaison de pivot juste pour dire qu’il est complémentaire de l’angle de chasse pour permettre le retour de la direction lorsque l’on tourne les roues. Il sert donc à stabiliser la direction.

Parallélisme

Enfin le dernier angle, qui est la conséquence des autres angles, qui est le plus connu et à qui on donne parfois trop d’importance est…, le parallélisme. Comme son nom l’indique, c’est l’angle que va faire une roue par rapport à l’autre dans l’axe de la voiture.

Pincement

©LV - Pincement

On dit que le parallélisme pince quand les roues sont dirigées vers le centre de la voiture. Le parallélisme ouvre quand les roues vont vers l’extérieur.

Pourquoi le parallélisme est la résultante des autres angles ? ou quel est le rôle du parallélisme ?

Le but des angles du train avant est de guider la voiture, de lui permettre de tourner quel que soit la vitesse, de stabiliser la direction en ligne droite et de ne pas trop user les pneus.

Ouverture

©LV - Ouverture


Pour guider la voiture et stabiliser la direction, il y a l’angle de chasse. S’il y a une différence entre l’angle de droite et de gauche, la voiture va tirer du coté de la chasse le plus faible. Ce “tirage” ne pourra pas être compensé par un autre angle. La chasse n’est pas réglable sur toutes les voitures. Une mauvaise chasse ou un écart de chasse est la preuve d’une détérioration ou une déformation du train avant.
Plus la chasse sera élevée, plus la direction sera stable, mais aussi dure à tourner.
L’inclinaison de pivot n’est pas réglable. Un mauvais angle de pivot est la preuve d’une déformation du pivot.
Le carrossage n’est pas réglable sur toutes les voitures. Une mauvaise valeur ou une différence est la preuve d’une déformation d’un pivot, d’un bras ou du “châssis”.
Un carrossage positif permettra à la roue d’être en contact avec la route dans des conditions “tranquilles” de circulation. Un carrossage négatif permettra à la roue de mieux coller à la route en virage.
Une différence de carrossage fera aussi tirer la voiture. Quand une roue a un angle de carrossage positif ou négatif (donc pas nul), la roue peut être comparée à un cône. Vous voyez bien rouler un cône, il tourne du coté de sa pointe. La roue fera pareil. Si les deux angles de carrossage sont identiques, une roue compensera l’autre. S’il existe une différence, la roue qui a l’angle le plus important “poussera”  la voiture du coté opposé à cette roue.

Cônes

©LV - Cônes

Pour limiter l’usure des pneus, le parallélisme sert à compenser le carrossage.
Si vous avez un carrossage positif, les roues vont avoir tendance à aller vers l’extérieur. Si vous voulez que la voiture aille tout droit, il sera nécessaire de pincer le parallélisme. 

Attention, un défaut de parallélisme ne fait jamais tirer la voiture. Votre volant peut être de travers, votre voiture voudra tourner toute seule ou ne voudra pas tourner, vous userez anormalement vos pneus.
La position de vos roues avant s’équilibrent naturellement en roulant en fonction de vos angles du train avant mais aussi du train arrière (c’est le train arrière qui guide la voiture).

Train arrière

©LV - Train arrière

Si votre voiture tire d’un côté, elle a problème de différence de chasse ou de carrossage. Désolé de casser le mythe.

Sur ce, je vous laisse me maudire et vous donne rendez-vous la semaine prochaine.

 

Voilà,… voilà…

Lionel.

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La position des roues

La position des roues

Publié le
28 mai 2021

•

Musique associée

Fleetwood Mac / Go your own Way.

La position des roues

Bien, comme promis, je vous parle des barres anti-dévers et de la position des roues.

Dans un premier temps, quel est l’intérêt des barres anti-dévers ?

Quand vous prenez un virage, la voiture a naturellement tendance à vouloir se pencher vers l’extérieur du virage. Plus la voiture est lourde et haute, et plus le phénomène sera important.
Est-ce que vous avez en mémoire la position d’une 2 CV en train de prendre un virage rapidement ? Voilà, c’est bon ?
La barre anti-dévers est une barre de torsion qui relie les bras de suspension des deux côtés d’un même essieu. Elle limite la différence de hauteur entre chaque côté de la voiture, donc évite que la voiture “prenne de la gîte”.
Quasiment toutes les voitures ont une barre anti-dévers, au moins à l’avant. Les voitures plus “sportives” en ont une devant et une à l’arrière.
Plus la barre est grosse, plus elle sera efficace pour éviter le dévers, mais elle affectera le confort car les réactions de la voiture seront plus “sèches”. De même, la voiture sera plus délicate à conduire, car elle pourra aller plus vite pourra plus facilement glisser. (Essayez de faire déraper une 2 CV ?… bon courage !).

Je voulais vous parler des barres anti-dévers pour finir la présentation des trains roulants vus la dernière fois car certain trains avant utilisent une barre anti-dévers comme tirant de chasse pour réaliser un des côté du triangle de suspension.

train avant avec barre de dévers tirant de châsse

©LV - train avant avec barre de dévers tirant de châsse

Ceci fait, je voulais aussi vous parler de l’influence de le longueur et de la position de certains bras pour modifier la position de la roue.

Nous verrons deux exemples dans deux axes différents.

Le premier permet l’épure de Jeantaud.

Qu’est-ce que cela !!!

Epure de Jeantaud

©LV - Epure de Jeantaud

Lorsque vous êtes dans un virage, la distance parcourue par la roue intérieure et extérieure de la voiture n’est pas la même. Pour les roues arrières, ce n’est pas un souci, car elles suivent le mouvement. La vitesse de rotation de la roue droite et gauche n’est pas la même, ce qui impose un système mécanique permettant cela pour les roues motrices. C’est le différentiel, que l’on verra plus tard dans un chapitre sur les boîtes de vitesses et les ponts.

En revanche, pour les roues avant, cela impose que chaque roue ait un angle de braquage différent. L’angle de la roue intérieure est supérieur à l’angle de la roue extérieure.

Cela est possible en jouant avec les points d’application des articulations de la crémaillère et de la tige de direction du pivot.

Direction

©LV - Schéma direction

Variation du carrossage

©LV - Variation du carrossage

De la même manière, avec des bras de longueur différentes pour un train à double triangulation, il est possible de modifier l’inclinaison de la roue (carrossage).

Il est facile de comprendre, qu’avec des trains arrières à multi bras, il est possible de modifier les angles des roues en fonction de la hauteur. Donc il est possible de modifier le carrossage, mais aussi le braquage pour avoir un braquage induit qui favorise l’agilité de la voiture dans les virages.

Je vous laisse prendre un angle suffisant pour mettre votre cerveau à l’horizontale et l’on se retrouve la semaine prochaine.

Voilà,… voilà…

Lionel.

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Premier anniversaire

Publié le
21 mai 2021

•

Musique associée

U2 / A New Year's Day.

C'était il y a un an

Je prenais la plume pour la première fois sur ce blog, pour vous raconter l'achat de ma première voiture.

Le temps passe vite et j'ai l'impression que c'était hier ! Ne vous inquiétez pas, dès la semaine prochaine, je vais continuer le chapitre sur les suspensions.

Mais pour commencer cette nouvelle année, je voulais profiter de l'occasion et souffler cette première bougie avec vous. Et aussi pour que vous me disiez si vous avez des vœux ou des thèmes qui vous tiennent à cœur. Si c'est le cas, n'hésitez pas à le faire en commentaire.

Voila, voila.

Lionel.

Premier Anniversaire
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Brother in arms

Brother in arms

Publié le
14 mai 2021

•

Musique associée

Dire Straits / Brothers in Arms.

Les bras de suspension : Brothers in Arms

J’espère ne pas avoir été trop abstrait la semaine dernière avec les différents types de ressorts et amortisseurs.
Cette semaine je vous parle des bras de suspension. De manière simple, ce sont les pièces reliant la roue (plus précisément le porte moyeu) au châssis ou à la caisse de la voiture.
Donc, pour faciliter le texte, je parlerai de châssis. Qu’il s’agisse d’une voiture avec châssis ou avec une caisse autoporteuse (donc sans châssis).
Bien entendu, je n’ai pas la prétention de faire une liste exhaustive des solutions et vous aurez sans doute en tête des solutions dont je ne vais pas parler.

Un peu bizarrement, je vais commencer par parler du train arrière...
Pont arrière rigide avec ressort à lames

Pont arrière rigide avec ressort à lames

Tout d’abord, vous pouvez avoir un pont rigide avec les ressorts à lames qui servent de liaison. Ces lames guident la voiture en longitudinal et en latéral.

Vous pouvez avoir aussi un pont rigide avec la voiture suspendue par des ressorts. L’inconvénient de ce système est que le ressort ne guide pas du tout le mouvement. Il est alors nécessaire d’avoir de chaque côté des bras de poussée pour maintenir en longitudinal et un bras de travers, dite barre Panhard pour le guidage en latéral.

Pont rigide

Pont rigide


Si la voiture n’a pas de pont rigide, c’est à dire si la voiture est une traction ou si le pont est fixé sur le châssis et que la transmission du mouvement aux roues se fait par des cardans, le porte moyeu peut être fixé par : 

Bras tirés

 

  • Des bras tirés, fixés au châssis avec des ressorts pour la suspension. Ils ont l’avantage d’être parfaitement guidés et sont indépendants. Il est possible de choisir la position de l’articulation des bras pour modifier la position de la roue lors du débattement (Nous verrons cela avec plus de précisions la semaine prochaine).

    Bras tirés avec barres de torsion

  • Des bras tirés avec des barres de torsions. Le système prend peu de place et permet de conserver un plancher plat et plus de place pour l’espace intérieur de la voiture.
  • Une double triangulation. Les deux triangles sont parallèles et horizontaux. Le système permet un guidage parfait et une bonne maîtrise de la position de la roue en fonction des compressions des suspensions.
  • Dans certains cas, il existe un bras inférieur et le rôle du bras supérieur est rempli par le cardan. C’est un système beaucoup utilisé par… Jaguar (tiens, c’est incroyable que je vous en parle !)
    Train arrière à déformation

    Train arrière à déformation

  • Un train arrière à déformation programmée et suspendu par ressorts. La position des roues peut varier, de manière déterminée, pour améliorer la tenue de route en fonction le “hauteur” des roues. Le système peut être un train permettant une différence de hauteur entre les côtés mais aussi un système permettant un braquage induit en fonction de la hauteur des roues.
  • Enfin, le système, sans doute le plus évolué est dit à multi bras et permet une maîtrise exacte de la position de la roue dans toutes les hauteurs.
Pour le train avant, il est possible d’avoir :
  • Une traverse rigide avec les suspensions situées au niveau de l’articulation pour la direction (de droite et gauche).
    train avant rigide

    Train avant rigide

    Le système est plutôt antérieur à la seconde guerre mondiale mais encore utilisé par Morgan. Il a l’avantage d’être simple, donc léger, l’inconvénient est qu’il permet un débattement de suspension faible.

  • pour les véhicules 4X4, un pont rigide avec les mêmes fixations que pour le pont arrière.
    Double triangulation

    Double triangulation

  • Une double triangulation.
  • un système avec un triangle inférieur et l’articulation qui supérieure se fait avec l’ensemble ressort amortisseur. Ce système est appelé MacPherson. Il a l’avantage d’être simple et permet un guidage tout à fait correct pour les voitures petites ou moyennes.
    MacPherson

    MacPherson

  • Vous pouvez avoir un système alternatif du MacPherson avec un bras inférieur unique et un bras de tirée, appelé tirant de chasse pour “fermer” le triangle.
    Tirant de chasse

    Tirant de chasse

Voilà un aperçu rapide des différentes possibilités.

La semaine prochaine nous verrons le rôle des barres anti dévers et les possibilités de modifier la position des roues en fonction de la hauteur du châssis (dues aux forces subies par la voiture en virage).

 

Voilà,… voilà…

 

Lionel.

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Suspension

Suspension

Publié le
7 mai 2021

•

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Bruce Springsteen / The River.

Suspension

Nous allons ouvrir un nouveau chapitre, comme c’est le printemps, il me parait normal de parler de ressort (Spring en Anglais, tout comme le printemps).  Nous allons donc voir les suspensions.

Tout d’abord à quoi sert la suspension ?

Au début avec les voitures hippomobiles, les suspensions servaient à amortir les chocs, principalement pour ne pas casser les voitures.
Avec les évolutions, elle se mirent à apporter du confort, puis à assurer la tenue de route des véhicules motorisés.

Je vous parlerai des bras de suspension, leurs rôles, les dispositions, les différents montages. Je vous parlerai aussi des réglages. D’abord du train avant, puis avec le temps, aussi du train arrière.
Mais aujourd’hui, je vais parler ressorts et amortisseurs. Car oui, la suspension est constituée, pour faire simple, des ressorts, des amortisseurs et des bras qui relient les roues à la voiture.

Les ressorts absorbent les irrégularités de la route.

Quand vous passez sur une bosse, grâce au ressort, la roue va pouvoir monter sur la bosse sans que le reste de la voiture “monte”. Mais si vous n’avez que des ressorts, et encore plus s’ils sont souples, votre voiture n’arrêterait pas de sautiller. Pour éviter ce phénomène, il a été ajouté des amortisseurs, qui, comme leur nom l’indique, amortissent les oscillations de la voiture et stabilisent les mouvements.
Donc pour simplifier : les ressorts “portent” la voiture, les amortisseurs empêchent les mouvements trop importants.

Les ressorts peuvent être de différents types.

Ils peuvent être à lames, le plus souvent sur le train arrière, comme sur les anciennes carrioles, les remorque de camions ou les voitures équipées de ponts rigides. Sur des véhicules propulsion (roues arrières motrices), le pont pouvait faire toute la largeur de la voiture, les roues étaient aux deux extrémités. Il était donc rigide. Ce montage avait l’avantage d’être simple, l’inconvénient de ne pas être très confortable et moyennement efficace pour la motricité.

©LV - Ressort à lames.

Pour améliorer le dispositif en diminuant la rigidité et augmentant le débattement, les lames ont été remplacées par des ressorts (hélicoïdaux). D’abord devant, puis derrière.
Une alternative aux ressorts hélicoïdaux sont les barres de torsion. Elles prennent moins de place, mais sont un peu plus compliquées à positionner. On les trouve par exemple placées dans le sens de la marche sur les suspensions avant des Jaguar XK et Type E, ou perpendiculaires à la voiture à l’arrière sur les Renault 4 et 5.

En 1954, Citroën étudiait, mettait au point et installait sa suspension oléopneumatique. Des sphères contenaient d’un coté du gaz (de l’azote), de l’autre côté, séparé par une membrane en caoutchouc, de l’huile sous pression. Le gaz, compressible, permet la flexibilité d’un ressort. L’huile, non compressible, permet de “porter” la voiture mais aussi en ralentissant son déplacement à l’entrée de la sphère, cela permet d’avoir un rôle d’amortisseur.
Ce système a été utilisé depuis la dernière série de traction avant, jusqu’à la C5 chez Citroën, mais aussi sur des Rolls Royce, car le système permet d’avoir une suspension douce et efficace tout en gardant une hauteur constante de la voiture.
Maintenant, en gardant l’idée de Citroën, les constructeurs de voitures lourdes et performantes ont adopté des systèmes pneumatiques, car ce système permet de concilier l’inconciliable : confort et tenue de route. On les retrouve sur les gros 4X4 performantes, les berlines luxueuses lourdes et rapides.

Les amortisseurs ont commencé à être à leviers avant la Première Guerre Mondiale.

Un levier attaché à la voiture, l’autre au bras de suspension. Entre les deux il y avait une articulation freinée par un empilement des disques et frictions.
Une autre version des amortisseurs à leviers a beaucoup été utilisée par les Anglais. Ils utilisaient le ralentissement du déplacement d’une huile dans le corps de l’amortisseur. Le système ressemblait aux appareils permettant de fermer les portes automatiquement (groom) d’où leur surnom.

©LV - Amortisseurs à levier et télescopique

Enfin il y a des amortisseurs télescopiques.

Une tige se déplace dans un tube rempli d’huile. Le déplacement de la tige est ralentie par un système de clapets limitant le passage de l’huile.
Ces amortisseurs permettent d’avoir une résistance différente à la détente et à la compression.
Depuis les années 1990, il est possible de faire varier la dureté des amortisseurs en modifiant la position des clapets avec des moteurs électriques, sous le contrôle d’un boitier électronique.
Cela permet d’avoir une suspension souple à basse vitesse, donc confortable et plus dure à haute vitesse, donc performante.
Cette évolution a rendu obsolète les avantages de la suspension oléopneumatique.
Des ressorts à dureté variable (en jouant avec leurs forme), des amortisseurs à efficacité variable et des bras de suspensions repensés et judicieusement positionnés ont permis de rattraper et dépasser les qualités des suspensions Citroën.

Nous verrons donc la semaine prochaine les différents types de liaisons entre les roues et la voiture.

 

Voilà, … voilà …

 

Lionel.

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Publié par Philo dans Plat, 4 commentaires
Nirvana

Nirvana

Publié le
30 avril 2021

•

Musique associée

Nirvana / Come As You Are.

Nirvana

Tout va bien

Suite à la publication de la semaine dernière,  rassurez-vous, tout va bien. Il m’arrive même d’avoir des kifs (heureusement), parfois ils volent même en escadrille.
J’ai des chantiers qui trainent, durant plusieurs années. Les voitures sont au fond du garage, la poussière commence à les recouvrir et elles se fondent dans le décor, au désespoir de leur propriétaire et du mécanicien qui n’arrive pas à démêler son problème.

J’en ai une comme cela. Après une grosse intervention sur le chauffage, la voiture n’a pas voulu redémarrer. Des heures de recherches pour voir ce qui aurait été mal rebranché. Puis des heures de recherches pour voir ce qui aurait pu se “détraquer” pendant une longue immobilisation (essence, colmatage des injecteurs…). Puis contrôle des fondamentaux (bougies, qualité de l’allumage, point d’avance, pression d’essence, qualité de la pulvérisation de l’essence…), remplacement de pièces qui indiquent mal leurs faiblesses (tête d’allumage, faisceau, doigt).
Le tout un peu compliqué quand vous travaillez sur un douze (cylindres) tout est plus long !
Une fois que tous les contrôles sont faits et que tout est bon (il y a de l’essence injectée et de l’allumage), le doute s’installe. Quand l’action reprend le dessus sur le doute, les contrôles reprennent pour être sûr que les contrôles précédents étaient bons, en ajoutant des variantes (alimentation en essence avec un système extérieur pour ne pas utiliser l’essence de la voiture qui a pu se dégrader avec le temps), essai de pièces en stock, un calculateur, un potentiomètre de boitier papillon, une sonde de température, une bobine, les deux bobines …
La documentation de la voiture est lue, relue à la recherche de l’information négligée. Cette documentation est approximative, car elle ne présente pas toutes les évolutions et versions de la voiture.
Bien entendu, tout ceci n’est pas fait d’un trait, car il faut bien “sortir” du travail et la belle est laissée dans son repos pour des périodes plus ou moins longues.
Et puis, à force de recherches, de contrôles de valeurs, je suis “tombé” sur une sonde de température (pas la même que celle contrôlée et testée sur l’autre banc de cylindre) qui n’a pas une résistance cohérente. Un petit test avec une sonde en stock et hop le moteur démarre presque comme si de rien était. En donnant l’impression de rentrer dans un fou rire, très content que sa blague ait duré aussi longtemps. Ah, pourquoi ? C’est la sonde blanche qui est déterminante pour la richesse... pas la bleue ?

Des kifs en escadrille

Un autre kif de l’escadrille : un client, suite au devis fait dans une concession de la marque de sa voiture, me commande un calculateur (d’injection et allumage), conformément au diagnostique fait dans cette concession.
Je reçois le calculateur (d’occasion, suivant le souhait du client) et en guise de cadeau, le propriétaire me demande de monter le calculateur et remettre en route la voiture déjà partiellement démontée.
Je ne sais pas pourquoi, mais une fois le calculateur monté, la programmation tenté, rien ne se passe. Nouvelle tentative de programmation, pas grand chose de plus, juste le léger bruit du rire moqueur de la voiture qui me conseille de retourner dans la documentation.
Là, je vois que le calculateur communique avec un calculateur dit calculateur “arrière” qui s’occupe de… la partie arrière de la voiture. Et un calculateur “avant”, qui s’occupe de… la partie avant de la voiture. Les trois tenant des réunions régulièrement pour savoir si l’autre calculateur peut ouvrir le coffre, fermer les portes, monter ou descendre les fenêtres, déverrouiller la colonne de direction ou… actionner le démarreur et autoriser le démarrage du moteur.

Je questionne le vendeur du calculateur d’occasion pour être sûr qu’il est possible de monter un calculateur d’occasion qui n’a pas le même numéro de série enregistré dans sa mémoire.
En bon Anglais, il me répond qu’il est spécialiste de la marque depuis longtemps et que c’est moi qui devrait faire appel à un autre garage pour faire le diagnostique.
Je ne veux pas lui répondre que cela fait plus de 17 ans que la cour du garage est remplie de voitures de cette marque (il est vrai plus anciennes). Parfois je me demande si je n’ai pas plus de voitures en attente de réparation que le concessionnaire lui-même !

Une petite tentative d’appel de la concession qui a fait le diagnostique, comme par hasard, le réceptionnaire / chef d’atelier ne rappelle jamais.
Un petit appel à la concession locale, un mécanicien m’explique qu’il est impossible de monter un calculateur d’occasion. Car lorsqu’ils commandent un calculateur neuf, celui-ci est programmé au numéro de série de la voiture par le constructeur (juste avant l’envoi).
J’espère que vous visualisez bien la patate chaude !!

Je me met à la recherche de trois calculateurs venant d’une même voiture.
Le vendeur du calculateur d’injection m’ayant répondu qu’il avait qu’un seul des deux autres boitiers et que de toute façon, il n’envoyait plus de pièces à l’étranger depuis le Brexit…

Donc dans l’impossibilité d’avoir les trois calculateurs d’une même voiture, je décide de prendre le risque de trouver les deux calculateurs manquants (juste avec la même référence). Je les trouve, chez un fournisseur habituel de pièces d’occasion en Angleterre.
Une fois reçus et montés sur la voiture, je commence la programmation des boitiers, des transpondeurs, des clés, des télécommandes, des…
et à un moment, je tourne la clé, le démarreur s’enclenche et le moteur… démarre. Je sais, vous le faites chacun plusieurs fois par jour sans que vous trouviez cela extraordinaire.
Mais je peux vous assurer que certaines fois, cela me met dans un état de bonheur extrême et qu’il me vient l’envie de danser dans l’atelier.

 

Voilà, voilà…

 

Lionel.

Certains réveils sont brumeux

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Passer à l’action main…tenant

Passer à l’action main…tenant

Publié le
23 avril 2021

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Johnny Hallyday / Toute la musique que j’aime.

Passer à l’action main...tenant

Parmi les théories qui expliquent pourquoi l’homme est devenu homme lors de l’évolution, il y a le passage à la position verticale. Il entraine, entre autre, la descente du larynx (qui a permis la diffusion de sons, puis de paroles) et une modification des mains qui perdent en force et gagnent en précision.
Il y a aussi un développement de la taille du cerveau (l’encéphalisation) due au changement d’alimentation en consommant d’avantage de viandes et en utilisant la cuisson.
Cette augmentation du volume du cerveau a permis l’apprentissage de la parole. Elle permet la transmission du savoir.
Donc, pour faire simple l’homme est bien la combinaison d’un cerveau et de mains. 

Pourquoi ? 

Les mains seules peuvent fabriquer, réparer, mais sans imagination, bases techniques et capacités d’analyser les dysfonctionnements, l’évolution est faible.
Le cerveau seul peut concevoir, imaginer, planifier, améliorer, mais sans mise en place, sans action concrète, cela reste immatériel et théorique.
L’homme a alors mis en place un système ou les têtes pensent et font faire aux mains (les manuels) les mises en application. L’apogée est la Taylorisation, où le travail est tellement segmenté que les intervenants n’ont plus la possibilité de voir l’ensemble du processus (travail).
En 1960 au japon, 1970 aux USA, 1980 en Europe sont apparus les cercles de qualité dans les entreprises pour que les intervenants puisse indiquer les problèmes qu’ils avaient dans le travail et proposer des solutions pour améliorer qualité de vie, de travail, de qualité et “d’efficacité”.

Pour la petite histoire, le Japon à commencé à mettre en place dans les années 1960 les systèmes qualités, suite aux cours et conseils prodigués par des professeurs, chercheurs et théoriciens Américains (qui n’avaient pas d’écho dans leur propre pays) cela après la seconde guerre Mondiale dans le cadre le cadre de l’occupation du Japon par les Etats-Unis entre 1945 et 1952. Une fois théorisé, mis en place, contrôlé et amélioré, les Japonais ont pu “l’exporter” vers les USA, puis les Américains très fiers de proposer la solution aux Européens dans les années 80.

Pour le dire autrement, seul on va plus vite, ensemble on va plus loin. 

C’est aussi valable à titre individuel. Si la même personne a la capacité intellectuelle de conceptualiser et la capacité physique de réaliser, les résultats seront rapides et efficaces (entre autre grâce au gain obtenu par une communication directe. Si le cerveau commande aux mains, c’est plus rapide que si un être humain doit expliquer à un autre être humain ce qu’il souhaite faire avec chacun un système de communication pas forcément compatible).

Pour améliorer encore la chose, vous pouvez ajoutez une formation de base

Elle donne un bon résumé de ce qui a déjà été découvert auparavant et des formations continues au cours de la carrière pour être à jour des évolutions.
La transmission du savoir est nécessaire, aussi bien du point de vue théorique que pratique. Elle permet de ne pas refaire éternellement les mêmes recherches et d’éviter les mêmes erreurs.

L’homme a besoin de se valoriser. Le cerveau a besoin de se sentir supérieur aux mains, les mains ont besoin de se sentir dirigées par le cerveau.

Tout comme dit le dicton “l’ouvrier a de bons outils”, l’esprit a la nécessité d’avoir de bonnes mains, c’est le moyen le plus efficace pour passer à l’action et sans action rien ne se réalise.

Je lisais, dans le livre délicieusement écrit d’Alice ZENITER, ‘L’art de perdre’ : “La télévision et le canapé effacent les hiérarchies, les structures de la famille pour les remplacer par un avachissement similaire chez chacun”.
Nous ne sommes plus dans une société de l’action, beaucoup de personnes regrettent ou se lamentent qu’ils n’ont plus la possibilité de se réaliser, que l’ascenseur social est en panne. Mais combien sont prêts à prendre l’escalier ?
Qui va réparer les toitures endommagées par les tempêtes, les murs qui se dégradent, la robinetterie fuyarde, l’électroménager fatigué ?
Pas forcément le plombier Polonais, chaque région aura besoin de personnes compétentes pour réparer local.

De même pour la réparation des voitures, il serait bon d’arrêter de mettre sur les mécaniciens une étiquette de sans cervelle. Certains peuvent même avoir une tête et des mains. 
Certains souffrent quand “on” leur fait sentir qu’ils n’ont pas de tête et souffrent aussi quand ils voient que leurs mains sont trop abimées et ne peuvent plus travailler.

 

Voilà, voilà…

 

Lionel.

 

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Rien ne s’arrête jamais définitivement

Rien ne s’arrête jamais définitivement

Publié le
16 avril 2021

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Band of Horses / The Funeral.

Rien ne s’arrête jamais définitivement.

Les actions d’un Prince pour l’automobile - Prince Philip Duc d'Edimbourg

L’automobile fait partie de ces objets qui peuvent dépasser le simple coté utilitaire. Des vies et des histoires romanesques jalonnent l’histoire de l’automobile. Mais l’automobile a aussi révélé des hommes et leur a donné des vies extraordinaires. Ces relations hors normes entre voitures et humains sont nombreuses, créateurs et constructeurs, pilotes, personnalités connues.
Parfois les hommes se grandissent au contact de l’automobile, parfois l’automobile utilise certains hommes pour augmenter leurs pouvoirs.
C’est le cas avec la relation qu’entretenait le Prince Philip Duc d'Edimbourg avec l’automobile.

Il a utilisé son statut et aura pour faire connaître et développer l’image de certaines voitures et marques. Elles pouvaient être très différentes et correspondaient sans doute à son caractère.
Prince Philip pouvait aussi bien, au cours de sa jeunesse prendre beaucoup de plaisir à rouler avec sa MG TF, qu’utiliser pour ses déplacements ordinaires différents véhicules de la marque Land Rover, mais aussi apprécier la sportivité et le charme des Aston Martin, Alvis ou scimitar.

Passionné d’équitation, de sport et de vitesse, mais aussi très intéressé par les techniques et la mécanique. Il savait parfaitement combiner ses plaisirs et son rôle d’ambassadeur de l’industrie automobile Britannique en aimant prendre le volant de ses voitures ordinaires ou huppées et s’intéresser aux plus belles et efficaces productions automobiles du royaume. Dans le même esprit, le Duc d'Edimbourg a demandé à Land Rover de lui faire un corbillard selon ses plans.
Le Prince secondait parfaitement la Reine dans son rôle et partageait avec sa femme le plaisir de prendre le volant.

Merci votre Altesse pour ce que vous avez fait pour aider et développer l’industrie automobile Anglaise.

Je vous souhaite une belle éternité vrombissante.

 

Voilà, voilààààà…

 

Lionel.

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A break on brakes

A break on brakes

Publié le
9 avril 2021

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Musique associée

Blur / Song 2.

A break on brakes

Merci à tous ceux qui mettent des commentaires suite aux publications (pour le moment je n’ai eu que des commentaires agréables et positifs, et vous en remercie).
Suite au post sur les freins, Régis a entre autre posé ces questions, je voulais donc en profiter pour répondre à tout le monde et faire un complément du post.

Concernant l’article sur les « tambours et des disques », est-ce que tu vas parler des étriers multi-pistons ? des compositions des garnitures (différentes suivant l’utilisation route/circuit) ? des disques céramiques ? zirconium (je crois) ?
Concernant le frein à main, de mémoire, il me semble que sur les « Audi R8 », il y a un étrier spécifiquement dédié à cet usage.
Dernière question sur le positionnement des étriers de frein. Suite à des observations personnelles non exhaustives, pourquoi sur les roues AV, ils sont placés derrière l’axe de roue et sur les roues AR, ils sont placés devant l’axe de roue ?

©LV - XK 140

Bien bien bien, en voilà des questions intéressantes, d’ailleurs je laisserai un peu de mystère car je n’ai pas la réponse à tout.

 

Les étriers multi pistons ! 

De base, les étriers sont mono piston. Les plaquettes sont positionnées dans une chape qui empêche qu’elles tournent avec le disque lors du freinage. L’étrier est monté flottant, c’est à dire qu’il peut se déplacer en latéral pour venir pincer chaque plaquette avec la même force lors d’un freinage. Il coulisse sur des axes appelées colonnettes.
La force de freinage est fonction de la pression exercée par la plaquette sur le disque et de la taille de la plaquette (sa surface). La pression reçue par la plaquette est fonction de la force exercée par le piston et de sa taille (sa surface).

Donc pour avoir un freinage plus puissant, il faut des plaquettes plus grandes ET une surface d’étrier plus grande. Au bout d’un moment il devient difficile de loger un très gros piston car il faudrait des plaquettes très larges. Or plus vous vous éloignez du centre de rotation, plus vous avez de la force pour freiner (c’est le principe du couple de force, souvenez-vous de vos cours de physique de terminale). Il vaut donc mieux avoir des petites plaquettes à l’extrémité d’un très grand disque, plutôt qu’une grosse plaquette au centre du disque. C’est pour cela que les voitures modernes ont des jantes de grand diamètre, pour pouvoir loger des grands disques.
Donc si votre plaquette est étroite, le piston qui le pousse ne peut pas être gros !
Donc si vous voulez tout de même avoir une surface de piston suffisante pour pousser correctement la plaquette, il est nécessaire d’augmenter le nombre de pistons.
Un étrier deux pistons va avoir un piston de chaque coté pour pousser chaque plaquette.
Jaguar avait installé des étriers 3 pistons sur les Type E série 2 et les premières XJ. Un gros piston à l’intérieur de l’étrier et deux petits à l’extérieur. Bien entendu la surface du gros piston était égal à la surface des deux petits.

Etrier Brembo 8 pistons

Etrier Brembo 8 pistons

Vous pouvez avoir des étriers 4, 6, 8 pistons. Si le constructeur veut augmenter la surface de ses plaquettes, il va les faire de plus en plus longues. Pour pouvoir correctement appuyer dessus, il est nécessaire d’avoir de plus en plus de pistons répartis sur toute la longueur.

Concernant les plaquettes, je vais aller vite.

En compétition, on utilise des plaquettes plus performantes dites tendres, car elles sont plus… dures !
Bon, pour être clair, en fait, chaque type de plaquette a une plage de température pour fonctionner correctement. Pour simplifier une plaquette de base freinera bien à basse température, en revanche si vous appuyez un peu trop sur les freins, elle ne tiendra pas la température et va “bruler” et perdre sa capacité à freiner.
Une plaquette améliorée va supporter une température plus élevée et permettra des freinages plus appuyés.
Une plaquette compétition supportera une température encore plus élevée. En revanche à basse température elle sera inefficace. C’est pour cela qu’il est nécessaire de chauffer les plaquettes avant une course (comme les pneus, le moteur etc).
Donc si vous mettez des plaquettes ultra performantes sur une voiture de tous les jours mais sportive, vous roulez tranquillement sur l’autoroute, même vite, si vous avez besoin de faire un freinage d’urgence, vos plaquettes ne seront pas chaudes, donc pas efficaces.
Il est donc nécessaire de choisir les plaquettes en fonction de l’utilisation de la voiture.
Par exemple, j’utilise des plaquettes de marque EBC, qui sont des plaquettes améliorées, ils ont différentes gammes repérées par leur couleur. La plaquette de “base” est noire, un peu plus performante verte, puis rouge, jaune, bleue, orange.
La plaquette noire sur une voiture citadine légère est super, lui mettre des rouges n’améliorera pas le freinage, au contraire.
Vous avez une voiture de 1,8 tonnes et roulez gentiment ? des plaquettes rouges seront très bien. Vous avez l’habitude de freiner souvent et fort ? des jaunes seront plus adaptées.
Vous avez une sportive un peu lourde ? ne prenez que des jaunes.
Vous utilisez votre voiture pour des journées track day ? choisissez des plaquettes bleues.
Votre voiture n’est utilisée que pour faire des courses (pas au super marché !!) ? utilisez la gamme orange. Pour aller chez Leclerc, utilisez plutôt des noires ou des vertes.

La composition des plaquettes ? 

Je peux pas trop vous dire. En tout cas elles n’ont plus d’amiante.
En fonction des besoins, la composition est différente pour augmenter le grip et supporter les températures (ajout de métal et autres particules “secrètes”).

Les étriers de frein à main. 

Oui, certaines voitures performantes ont des étriers uniquement pour le frein à main.
C’est déjà pas facile d’avoir un étrier avec un mécanisme de frein à main efficace. C’est quasi impossible si vous avez des multi pistons.
Donc c’est plus simple de mettre un étrier que pour cela (qui sera lui aussi plus ou moins efficace).
Oui les Ferrari Modena et suivantes, les Lamborghini … et bien entendu certaines sportives ou super sportives utilisent ces systèmes.
Je ne sais pas s’il faut ranger dans ces catégories les Jaguar à 4 freins à disques de 1960 à 1987, les Rolls Royce et autre Aston Martin des années 60 à 90, qui ont un étrier spécifique pour le frein à main ?

Pour ce qui concerne l’emplacement des étriers, il ne me semble pas qu’il y ait une règle physique qui s’impose. Il me semble que ce qui impose l’emplacement à l’avant est la position des biellettes de direction (les étriers sont à l’opposé des biellettes de direction donc de l’emplacement de la crémaillère de direction ou des barres pour une direction à boitier.
Vous avez aussi Rolls Royce qui met un étrier à l’avant de l’axe et un à l’arrière (deux étriers par côté, soit 4 étriers pour les roues avant).
Pour l’arrière, cela dépend de la place laissée par les bras de suspension. Par exemple, si vous avez des bras tirés, il n’est pas aisé de mettre des étriers à l’avant de l’axe des roues.

Il y aurait encore tant de choses à dire sur les freins, mais je risquerais de vous perdre !

Donc je vais m’arrêter là.

 

Voilà, voilà,

 

Lionel.

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Publié par Philo dans Plat, 5 commentaires